Bien le bonjour à vous, chers amis (ou ennemis, ou ex-amis, ou ex-ennemis... hm.)
Petit article pour disserter sur une conférence à lquelle j'ai assisté hier avec le groupe inter-religieux de mes parents.
Le groupe inter-religieux a été créé pour que la communication entre Juifs, Musulmans et Chrétiens s'améliore, et cela a très bien marché (meme s'il a fallu des années.)
Le chef de conférence, hier soir, était un prêtre de Nazareth, Emile Shoufani.
Ce personnage est, en lui-même, un certain modèle d'intégrité et de réussite ; de nationalité israélienne (don, de religion juive normalement), M. Shoufani est né arabe (donc, musulman normalement)
et il est chrétien, puisque prêtre à Nazareth.
Un éminent personnage. Très charismatique.
Sa conférence avait pour thème la paix, et la vie en communauté.
La différence entre vivre "les uns à côté des autres" et vivre "les uns avec les autres".
C'était très intéressant, très enrichissant, même si, dans ce qu'il disait (qui n'avait, mais alors, aucun rapport avec la religion, mais uniquement avec l'être humain... à aucun moment il n'a
parlé de Dieu ou du Christ.) j'avais une impression de "déjà entendu".... en effet, lesparoles du Père Shoufani se rapprochaient étrangement de ce dans quoi ma mère m'a bercée depuis que j'ai l'âge
de prendre des décisions.
Dans le discours de ce monsieur, j'ai trouvé des réponses à des questions que je me posais, des réponses qui me conviennent, non pas par rapport à la religion, mais par rapport à l'être humain, la
relation que j'ai à cette race humaine dont je fais partie.
La première chose qu'a dite Monsieur Shoufani, c'est "avant d'apporter la paix aux autres, il faut trouver la paix en soi-même."
Cela m'a renvoyé à ce que me disait souvent Sebastien, quand je lui faisais remarquer qu'il était quasiment maniaque quant au rangement d'une pièce.
Il me répondait "on ne peut pas ranger une pièce correctement si l'on n'est pas ordonné dans sa tête. Quand on est clair dans son esprit, alors on est clair dans l'environnement dans lequel on
vit."
Quelque chose dans ce goût-là.
Et, ce qu'a dit Sebastien sur le rangement rejoint ce que disait Shoufani sur la paix ; si on n'a pas trouvé "l'ordre intérieur, la paix intérieure", alors, on ne peut pas apporter l'ordre, ni la
paix.
Mais pour trouver la paix à l'intérieur de soi, il faut beaucoup travailler. Se poser les bonnes questions, trouver les réponses. Des réponses que l'on ne trouve qu'en soi. Quant aux questions, si
on ne sait pas lesquelles se poser, alors, on peut toujours demander de l'aide.
Il faut soi-même "devenir meilleur" pour rendre le monde meilleur. Aller se targuer "d'apporter de l'aide" aux autres quand on n'est pas capable de s'aider soi-même, c'est une fuite vers l'avant.
Car ce n'est pas pour les autres, qu'on le fait, mais pour tenter de se soigner soi-même, à travers l'aide que 'on pense apporter aux autres.
Mais qui sommes-nous, pour "aider" les autres, quand on n'est pas soigné de nos propres blessures? De quel droit, allons nous dire aux autres "c'est bon pour toi" alors que nous même n'en n'avons
aucune idée..?
Premier point.
Deuxièmement, le père Shoufani a dit, à plusieurs reprises : "j'ai choisi."
Il a choisi d'être chrétien, de "race" arabe, et de nationalité israélienne. Il a choisi de chercher à comprendre, de montrer aux Juifs et aux Arabes ce qu'était l'horreur et la réalité de la
Shoah. Il aurait pu renier, dire qu'il ne voulait pas savoir, que c'était un mensonge ; mais il a choisi de regarder, de chercher, de savoir.
Ce qui me conforte dns l'idée qu'on a toujours le choix. Toujours.
On a le choix d'accepter, ou de refuser. D'accepter de vivre en subissant les violences d'autrui, ou bien de vivre en refusant de subir. On a le choix de dire "je suis une assistée c'est de la
faute de la société, 'd'un tel et d'un tel", ou bien regarder la réalité en face et dire "moi aussi, j'ai des responsabilité". On peut choisir de reconnaître ses torts, ou de s'enfoncer dans
l'égocentrisme.
On peut choisir, décider, de l'impact qu'aura une décision d'autrui sur notre vie. ON peut choisir de rester une loque, d'être détruit, en se disant "j'ai tout fait et c'est de sa faute", ou bien,
on peut décider de se relever, de recommencer.
Parce que les gens, de nos jours, vivent dans la peur, ils ne savent pas qu'ils peuvent décider, qu'ils ont le choix.
Peur de ne plus être aimé, peur d'être seul, peur de se planter...
On a tous cette peur-là. Mais il faut choisir si c'est cette peur qui va régir notre vie, ou non.
A un moment où à un atre, on se retrouve au pied du mur, sur le bord de la falaise. Alors? On se jette, ou pas?
Beaucoup dirons "non, c'est trop risqué"...
Mais, j'ai envie de leur répondre : "et alors?"
On a tous le droit de faire des erreurs. Ce n'est pas pour autant qu'il faut avoir peur de faire des erreurs.
Enfin, cacun sa façon de vivre. Mais il faut savoir qu'on a toujours le choix. Le choix qui nous appartient, à nous, pas à notre conjoint, pas à la personne qu'on aime le plus sur cette terre, ni
aux amis, ni à la famille ; quand on se retrouve devant la falaise, c'est nous et nous seuls qui devons choisir si on saute ou pas. Si on tente sa chance, ou pas.
Certains dirons que ce n'est pas un choix. Ceux-là, qu'ils gardent les yeux fermés, ils souffriront, ils subiront, ils ne vivront pas. Ils se contenteront de subir leur vie. Quelle tristesse.
Bien sûr, que c'est un choix. Un choix entre la facilité et la difficulté. Mais pour atteindre ses idéaux, ses rêves, vous croyez que le chemin est bien pavé? Oh que non. Il y a plus de ronces et
d'épines que de sable doux, sur le chemin qui mène à nos rêves.
C'est donc à nous de choisir si on se retrousse les manches pour atteindre nos objectifs, ou bien si on se dit "bah, je trouverai mieux sans me casser le cul".
On a toujours le choix.
Pour ceux qui auraient peur de se lancer, de prendre une décision ; pour ceux qui craignent de faire une erreur en voulant changer de vie parce que la leur ne leur convient plus ; pour ceux qui ont
perdu confiance en eux, sachez ceci :
Vous n'êtes pas seuls.
Les gens qui vous aiment sont là pour vous épauler, pour vous guider, pour vous aider et vous soutenir ; si vous n'avez pas confiance en vous, ayez au moins confiance en eux. Car eux, ils
n'auront pas peur, s'ils sont vraiment vos amis et s'ils vous aiment vraiment, ils n'auront pas peur ; ils vous suivront jusqu'au bout, ils vous soutiendront jusqu'au bout.
J'ai une pensée particulière pour quelqu'un de particulier, quelqu'un de très cher à mon coeur. Cette personne est perdue, seule, elle se rend compte qu'elle s'est trompé de chemin, et elle a envie
de revenir en arrière, mais elle a peur... peur de changer, de faire le grand saut. Cette personne se monte la tête pour de mauvaises raisons.
Cette personne n'a pas confiance en elle.
Alors, moi, ce que j'aimerais lui dire, c'est cela :
N'aie pas peur. Saute, vas-y, lance-toi ! Tu ne t'écraseras pas, parce que nous serons là pour t'aider à voler. Viens admirer le soleil avec nous, viens goûter cette liberté que tu ne connais pas,
viens, lance-toi ! Nous, on sera là. On te soutiendra. On te suivra.
Parce que tu n'es pas seule.
Moralité : pour apporter la paix aux autres il faut déjà connaître la paix en soi-même ; n'oubliez jamais ue vous avez le choix, dans tout ce que vous entreprenez.
Voilà, jai prêché la bonne parole (ahem) maintenant, je vais pouvoir ranger la maison, la cuisine, passer l'aspi, faire à manger, préparer la table, aller m'habiller, faire sécher le linge, bosser
quelques kanji, fumer une clope...
Ah et ! On a changé d'heure cette nuit, remontez vos pendules d'une heure! *va chercher sa montre*
Bonne journée à tous.